Laboratoire Mixte International (LMI) LECZ-CARE
Centre of Asian Research on watEr / Centre Asiatique de Recherche sur l’Eau (2024-2028)
site Web du LMI
Partenaires : Ho Chi Minh University of Technology (HCMUT), Ho Chi Minh University of Sciences (HCMUS), Ho Chi Minh University of Social Sciences and Humanities (HCMUSSH), IRD (UMR IGE – porteur, et UMRs LEGOS, MIO, G-EAU - partenaires), Grenoble -INP (ENSE3), CNRS (INSU-SIC)
Financeurs (hors projet de recherche) : Vietnam National University (VNU), IRD, CNRS, G-INP.
Co directeurs et co-directrice du LMI : Nguyen Phuoc Dan, Professor at HCMUT, Christine Baduel Researcher at IGE/IRD, Frederic Cazenave Researcher at IGE/IRD
Contexte : Le bassin aval des rivières Saigon et DongNai et le delta du Mékong concentrent environ 21 millions d’habitants (30 % de la population du Viêt Nam) et 46 % du PIB du Viêt Nam (Đông Nai Statistical House, 2020). Ho Chi Minh Ville (HCMC) est la ville la plus peuplée du Vietnam (11 millions d’habitants), la capitale financière et le principal centre économique. En raison de l’agriculture intensive et des productions aquacoles, le delta du Mékong, appelé "bol de riz" de l’Asie du Sud-Est, est crucial d’un point de vue socio-économique pour le Viêt Nam.
Dans la région, le changement climatique se manifeste par l’élévation du niveau de la mer et par des changements locaux dans la distribution et l’intensité des précipitations. L’élévation relative du niveau de la mer, due à la fois à la subsidence (dus aux pompages excessifs des aquifères) et au changement climatique, entraîne une augmentation de l’érosion côtière et des inondations, ainsi qu’une intrusion accrue d’eau salée dans les rivières et les nappes phréatiques. À mesure que l’urbanisation s’intensifie, l’environnement naturel se dégrade de plus en plus, ce qui rend de plus en plus difficile la garantie d’un environnement sain et d’un approvisionnement en eau potable pour tous. L’activité humaine relargue quantité de polluants de toutes sorte dans les différents compartiments de l’environnement. Tous ces défis concernent l’eau (son cycle, sa qualité, son importance sociale et économique), et justifiait la création du CARE pour joindre nos forces scientifiques pour les relever.
L’objectif principal du CARE est de renforcer la recherche sur tous ces défis liés à l’eau et d’intensifier la formation et le transfert de connaissances dans les domaines des sciences de l’environnement, de l’hydrologie, de la modélisation du changement climatique, de l’assainissement et du traitement de l’eau. Notre objectif est de créer les conditions nécessaires pour rassembler les initiatives autour d’appels à projets, de renforcer les collaborations internationales et de proposer une vision intégrée et globale des ressources en eau dans cette région menacée en intégrant les sciences sociales aux cœurs de notre démarche.
Le CARE se structure en plusieurs groupes de travail qui portent sur les thématiques suivantes :
1) Le cycle de l’eau : Comprendre la dynamique des systèmes fluviaux Saigon-DongNai et Mékong (publi1), les bilans des eaux souterraines et les graves inondations provoquées par des précipitations extrêmes.
2) La pollution anthropique, depuis les sources d’émission jusqu’aux rivières et aux zones côtières : Surveillance des pollutions dans l’environnement : Nutriments, Gas à effet de serre, Contaminants organiques émergents (antibiotiques et produits pharmaceutiques, PFASs, additifs de pneu, additifs plastiques, pesticides etc.), caractérisation de leur dynamique spatio-temporelle, détermination de leur devenir et évaluation des risques pour la vie aquatique et la santé humaine. Pollution de l’air et impact sanitaire. Comprendre les pratiques humaines sur l’utilisation des produits chimiques et la perception humaine de la dégradation de l’environnement.
3) La gestion de l’eau : Développer des techniques d’ingénierie qui peuvent fournir des solutions pour fournir de l’eau potable et réduire les risques associés à la consommation d’eau ; déterminer des solutions naturelles appropriées pour fournir des avantages en termes de biodiversité et pour contrôler la pollution de l’eau provenant des eaux de ruissellement urbaines et des eaux usées municipales dans les zones urbanisées.
4) Les risques côtiers : L’érosion côtière et les inondations, leur relation avec la variabilité des océans, la subsidence des terres, l’approvisionnement en sable et en sédiments, ainsi que l’élévation moyenne du niveau de la mer. Création d’une carte de vulnérabilité aux inondations, à l’érosion et à l’élévation du niveau de la mer pour la région sud et identification de la manière dont la population peut s’adapter à ces risques.
Origine : Depuis 2013, le laboratoire IGE et les chercheurs des équipes HYDRIMZ, et plus récemment HCMIS, CHIANTI contribuent à développer le Centre CARE en mettant en place un partenariat scientifique co-construit avec les scientifiques vietnamiens sur le thème des ressources en eau et d’un environnement durable. La labélisation « LMI » a été créée par l’IRD en 2019 (avec le nom « LECZ-CARE » pour Low Elevation Coastal Zone ) puis renouvelé en 2024 avec son nom actuel « LMI CARE » dans son ambition de devenir un centre de référence régional porté par le Vietnam, impliquant plus largement d’autres partenaires français ou internationaux (dont Grenoble-INP, le CNRS et le réseau d’écoles d’ingénieur francophones RESCIF, dont le CARE est un des laboratoires conjoints).
Méandre de la rivière Saigon au cœur d’Ho Chi Minh City montrant une des zones encore épargnée par l’urbanisation, susceptible d’accueillir des solutions de traitements des eaux « basées sur la nature », un des thèmes d’un projet initié entre HYDRIMZ et la région Rhône Alpes (2021).
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