Chimie atmosphérique (CHIANTI)

Le nom de notre équipe CHIANTI signifie CHImie • Atmosphère• saNté • climaT • cycles bIogéochimiques.

Nous nous concentrons sur la compréhension des sources, des puits et des processus de transformation des espèces chimiques atmosphériques, qu’il s’agisse de gaz ou d’aérosols, en s’appuyant sur des mesures en laboratoire, des campagnes de terrain et la modélisation. Ses objectifs incluent l’étude des interactions bidirectionnelles entre le climat et les composants atmosphériques, ainsi que leurs impacts sur la qualité de l’air, l’environnement, la santé. L’équipe explore des phénomènes atmosphériques complexes aux interfaces multiples, depuis la pollution urbaine jusqu’aux interactions entre la neige, la glace, l’océan et l’atmosphère.

Nous sommes organisés en deux axes de recherche principaux :
Axe 1 : sources des particules atmosphériques et impacts sanitaires
Axe 2 : Composition atmosphérique en régions éloignées : source, transport, réactivité et interactions aux interfaces et avec les écosystèmes.

En se concentrant sur des thèmes pertinents tant pour les environnements urbains que polaires, notre équipe offre des perspectives précieuses sur les interactions chimiques complexes et les transformations des polluants dans divers contextes atmosphériques. Un objectif constant a été d’innover dans les méthodologies et les modèles pour améliorer les capacités prédictives et
proposer les fondements scientifiques pour les implications politiques en matière d’environnement.

L’axe qualité de l’air s’appuie sur des moyens analytiques importants pour l’analyse des aérosols, à travers des développements de traceurs et d’indicateurs sanitaires pour l’exposition à la pollution atmosphérique. Des méthodes statistiques avancées les utilisent ensuite pour le traçage des sources de polluants et leur impact sur la santé. Depuis de nombreuses années, nous nous sommes aussi spécialisés dans l’étude des environnements polaires et de haute altitude, en prenant notamment en compte le rôle de la neige comme interface entre l’atmosphère et l’environnement. Toutes ces données d’observations nous permettent d’identifier les rétroactions chimie-climat, chimie-écosystème et chimie-santé.

L’axe 2 se focalise sur le développement et l’utilisation de modèles de chimie atmosphérique (WRF-Chem, GEOS-Chem, PACT-1D) qui décrivent les sources, les puits et la transformation des aérosols, des microplastiques et des gaz (e.g., mercure, halogènes) dans l’atmosphère afin de quantifier leur impact sur la santé et le climat. Les projets concernent la modélisation des processus y compris les interactions aux interfaces (sol, neige, glace, océan), de l’échelle locale (urbaine, site d’observations) à l’échelle régionale ou globale, avec un accent particulier sur les régions polaires.

Gaëlle UZU & Stéphane SAUVAGE
Team lead contacts : Gaëlle UZU & Stéphane SAUVAGE