Grenoble : vers une ville baignable ?

Crédits image du bandeau : Apprin Joseph, Baignade dans le Drac, Collection Musée Dauphinois

Le 30 janvier dernier, Julien Némery et Hélène Castebrunet de l’IGE en collaboration avec Julien Bigué de l’Association Rivières Rhône Alpes Auvergne (ARRA) et Elise Lemercier des Ateliers [Dé]concertants, ont organisé un colloque à la Maison de la culture et de l’innovation (MACI), sur le campus de Saint Martin d’Hères. Au programme, la baignade dans nos rivières grenobloises, l’Isère et le Drac.

 

La baignade, miroir d’une ville en mutation

L’hypothèse explorée dans le cadre de ce colloque est que la reconquête des rivières urbaines par des usages récréatifs encadrés, et en particulier par la baignade, peut constituer un levier de transformation territoriale. Dans plusieurs villes européennes, la restauration de la baignabilité s’est accompagnée d’améliorations tangibles de la qualité de l’eau, d’une vigilance accrue sur les rejets, de projets de renaturation des berges et d’une réappropriation sociale des cours d’eau. La baignade apparaît alors non seulement comme un usage, mais comme un indicateur d’une ville où il fait bon vivre.

 

Une journée pour croiser les savoirs et imaginer l’avenir

Dans ce contexte, le colloque a été conçu comme un temps de mise en commun des savoirs et des expériences. La matinée s’est attachée à poser un cadre partagé à travers trois interventions complémentaires portant respectivement sur les dimensions culturelles et sociales de la baignade, sur les conditions sanitaires et de sécurité, et sur la conception et la gestion de sites conciliant usages, biodiversité et cadre de vie. L’après-midi a privilégié des formats de travail collectif, permettant d’explorer les représentations et les pratiques existantes, d’identifier les besoins de connaissance et d’information, et d’aborder les questions de coopération et de gouvernance entre acteurs. Ce colloque a rencontré un franc succès avec 160 participant-es provenant de structures et milieux très diverses (élu-es, acteurs-trices du territoires, bureaux d’étude, scientifiques, étudiant-es, citoyen-nes).

Les actes du colloque, très complets et illustrés sont disponibles ici .

Pour aller plus loin d’un point de vue recherche autour de ce sujet, deux demandes de financement ont été envoyées (IRGA et ADEME) pour le financement d’une thèse sur la baignabilité et l’exploration des régimes hydrologiques futures en lien avec les usages. Il vise à produire une première base de connaissances et d’informations qui pourraient à moyen terme alimenter le développement d’un service climatique informant sur 1) la baignabilité actuelle et future des rivières urbaines et 2) l’évolution possible du besoin de rafraîchissement des populations urbaines induites par les évolutions climatiques projetées.

Contacts scientifiques
Hélène Castebrunet : helene.castebrunet univ-grenoble-alpes.fr
Julien Némery : julien.nemery univ-grenoble-alpes.fr

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Cet évènement a reçu le soutien financier de l’UGA, de Grenoble Alpes Métropole et de la base de loisir du Bois Français et a bénéficié de l’aide bénévole de nombreuses personnes, de certains membres du Collectif des Gens qui ont Chaud, ainsi que des personnels IGE : merci à elles et eux !

Auteurs : H. Castebrunet et J. Némery
Édition : A. Chapuis 09/02/2026