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OSUG - Terre Univers Environnement

Sensibilité des glaciers au climat : observations et modélisations

Soutenance d’HDR de Delphine Six, 20 mars 2017

par Brice Boudevillain - 9 mars 2017

Composition du jury :
Mme Frédérique REMY
Directrice de Recherche CNRS, Laboratoire d’Etudes en Géophysique et Océanographie Spatiales, Toulouse – France. Rapporteur
Mr Ludwig BRAUN
Bavarian Academy of Sciences, Munich, Allemagne. Rapporteur
Mr Vincent JOMELLI
Directeur de Recherche CNRS, Laboratoire de Géographie Physique, Meudon, France. Rapporteur
Mr Martin BENISTON
Professeur, Université de Genève, Suisse. Examinateur.
Mr Paolo LAJ
Physicien, Observatoire des Sciences de l’Univers, IGE, Grenoble. Examinateur.

Résumé
Les glaciers constituent un des rares marqueurs naturels de l’évolution du climat. Aujourd’hui, la quasi-totalité des glaciers du monde est actuellement en phase de récession. Un suivi de long terme est impératif pour documenter correctement les relations climat/glaciers afin de détecter les changements climatiques actuels, documenter l’évolution du climat au cours des siècles passés et prévoir leurs évolutions futures et les impacts associés. Le Service National d’Observation GLACIOCLIM est un outil permettant de documenter l’impact du changement climatique dans des régions contrastées. La stratégie d’observation, calquée sur la coordination internationale de la communauté glaciologique, permet d’offrir des séries parmi les plus longues et les plus documentées au monde. Responsable de ce Service d’Observation et des entités qui en découlent (notamment les SOERE), je suis à la fois opératrice et utilisatrice des données. Nos travaux sur ces données montrent que l’évolution des glaciers Alpins présentent une phase de récession depuis la fin du Petit Age de Glace (1820 environ) mais qui n’a pas été continue sur le 20ème siècle. On note un signal climatique commun à tous les glaciers des Alpes sur 50 ans et sur 400 km de distance, mais ayant des particularités suivant les années. Ces particularités sont liées à des différences climatiques régionales ou aux rétroactions de l’albédo qu’il convient d’étudier. Depuis 1985, la perte de volume est forte et est en partie seulement expliquée par une hausse de températures estivales. De plus, une accélération de la perte de masse est constatée depuis le début des années 2000. Pour comprendre cette accélération, il faut analyser la sensibilité des bilans saisonniers au climat, tant par des méthodes empiriques que physiques. Une attention particulière est apportée à l’étude de la distribution et la variabilité des précipitations en montagne. Le net déséquilibre (bilans de masse négatifs) observés sur les dernières décennies impliquera que la plupart des glaciers dans le monde vont très fortement être affectés et perdront de la masse dans le futur même si le climat restait stable.