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Actions des crues sur la dynamique sédimentaire et végétale dans un lit de rivière : l’Isère en Combe de Savoie

Camille Jourdain, 14 mars 2017

par Brice Boudevillain - 16 février 2017

Thèse dirigée par P. Belleudy, M. Tal et J.R. Malavoi
Mots clés : biogéomorphologie fluviale, crues, dynamique sédimentaire, végétation alluviale, rivière à galets

Soutenance prévue le 14 mars 2017 à 14h,
Salle de conférence Lliboutry, bâtiment Molière (LGGE/IGE), 54 rue Molière,
Campus universitaire, Saint Martin d’Hères

Composition du Jury

* Stéphane Rodrigues, Professeur, Université François Rabelais, Tours, Rapporteur
* Guido Zolezzi, Professeur, Université de Trento, Trento, Italie, Rapporteur
* Dov Corenblit, Maître de conférences, Université Blaise Pascal, Clermont Ferrand 2, Examinateur
* Benoît Terrier, Expert (PhD), Agence de l’Eau Rhône Méditerranée-Corse, Lyon, Examinateur
* Philippe Belleudy, Professeur, Université Grenoble-Alpes, Grenoble, Directeur de thèse
* Michal Tal, Maître de conférences, Université Aix-Marseille, Aix-en-Provence, Co-encadrante

Résumé
De nombreux lits de rivières à travers le monde se sont récemment stabilisés et végétalisés à cause des modifications anthropiques de leur régime hydrologique et sédimentaire. Cette végétation augmente le risque d’inondation et détériore la qualité écologique des milieux. Utiliser des crues artificielles pour limiter l’installation de végétation sur les bancs est une option sérieusement considérée par les gestionnaires. Dans ce contexte, ce travail a pour objectif de comprendre l’action des crues sur la destruction de la végétation et d’identifier les mécanismes associés. Notre site d’étude est l’Isère en Combe de Savoie, une rivière très aménagée des Alpes Françaises. Notre approche méthodologique couple l’analyse de photos aériennes en lien avec l’hydrologie à l’échelle du tronçon (20 km) et des observations de terrain complétées par une modélisation hydraulique à l’échelle du banc. A l’échelle du tronçon, les débits associés à des temps de retour infra-annuels semblent avoir un impact sur la destruction de végétation. Cependant, les surfaces détruites restent modestes (3,4% de destruction annuelle des surfaces végétalisées en moyenne depuis 1996). A l’échelle du banc, des crues annuelles et infra-annuelles n’ont pas permis la destruction de végétation. Seule une crue de temps de retour 10 ans ayant conduit à une forte mobilité sédimentaire a partiellement détruit la végétation pionnière sur les bancs suivis. En général, la destruction de végétation sur les bancs de l’Isère est liée à la mobilité des macroformes à grande échelle.