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OSUG - Terre Univers Environnement

Mégha Tropiques Ground Validation : le Super site de Ouagadougou

4 novembre 2016 ( maj : 22 décembre 2016 )

Le super site de Ouagadougou au Burkina Faso, dont la coordination est assurée par le LTHE et le financement par le CNES, est dédié à la validation au sol des produits issus du satellite Mégha Tropiques (http://megha-tropiques.ipsl.polytechnique.fr). Ses objectifs sont de fournir des estimations quantitatives des précipitations pour la validation des produits de cumuls journaliers L2 de BRAIN (Viltard et al. 2006) et d’apporter des informations statistiques sur les différents hydrométéores en phase solide qui composent les traînes stratiformes des systèmes précipitants sahéliens. En partenariat avec la Direction Générale de la Météorologie et Université de Ouagadougou, le site est instrumenté depuis mars 2012, avec le radar polarimétrique Xport du LTHE et un réseau de 17 pluviographes.

Figure 1 : Cumul événementiel réalisé à partir des mesures radar
Figure 2 : Carte du Super site de Ouagadougou

Les caractéristiques polarimétriques des mesures radar permettent à l’aide d’un algorithme à base de logique floue (HID) de discriminer le type dominant de parti-cules qui composent un volume radar. Lors de la pré-campagne de validation Mégha Tropiques au Niger, en août 2010, des vols instrumentés ont permis de constituer des catalogues d’images de particules saisies le long de la trajectoire de l’avion. Les résultats obtenus à partir de HID sont comparés aux catalogues, permettant ainsi de valider la discrimination. Les informations statistiques en terme de taille, densité et nombre de particules, sont essentielles pour améliorer le processus d’inversion mis en œuvre dans BRAIN sur des régions où les caractéristiques microphysiques des structures précipitantes sont faiblement documentées.

Figure 3 : Comparaison des catalogues microphysiques avec les identifications de particules radar/HID

Nous étudions la pertinence de l’utilisation des liaisons hertziennes commerciales pour l’estimation des précipitations en Afrique sub-saharienne. Ce travail, réalisé en collaboration avec le GET et l’Université de Ouagadougou, doit permettre de combler un déficit de mesures là où les données sont rares et coûteuses. A travers le réseau Rain Cell Africa nous visons à promouvoir et à généraliser l’estimation des précipitations en Afrique à l’aide des réseaux commerciaux de télécommunication.

Figure 4 : Illustration de l’atténuation des liaisons hertz-iennes par les précipitations