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OSUG - Terre Univers Environnement

Pollution atmosphérique particulaire : développement de méthodologies non-invasives et acellulaires pour l’évaluation de l’impact sanitaire.

Aude Calas

par Stéphan Houdier - 18 avril 2017

Direction : Gaëlle Uzu (HyDrimz), J.L. Jaffrezo (Chianti)

Dès la fin des années 80, de nombreuses études épidémiologiques ont permis de faire le lien entre exposition à la pollution atmosphérique particulaire (PM), qu’elle soit aigüe ou chronique, et impacts sanitaires. Les maladies déclenchées sont nombreuses et différents selon les mélanges spécifiques des différentes sources de pollution, la durée d’exposition et la susceptibilité individuelle. Un des mécanismes clé pour expliquer la toxicité des PM est l’induction d’un stress oxydant dans le système pulmonaire. Ce stress enclenche ensuite une suite d’évènements moléculaires et cellulaires aux conséquences multiples : réponse inflammatoire, modulation de la prolifération et de la différenciation cellulaire, voire apoptose. La réglementation actuelle est basée sur la masse des PM, cependant la toxicité des PM est fortement liée à la présence d’éléments très toxiques, en faible quantités et dont la masse est négligeable, comme le sont certains métaux de transitions ou encore certains composés organiques (HAP, quinones…). Ainsi, la prise en compte du potentiel oxydant (PO) des PM, qui mesure la capacité des particules à oxyder le milieu pulmonaire, dans la réglementation serait intéressante pour permettre une meilleure évaluation de l’impact sanitaire.
Différentes mesures du PO existent : des mesures cellulaires in vitro, des mesures in vivo et enfin des mesures acellulaires in vitro. Dans le cadre de ma thèse, ce sont ces dernières techniques de mesures qui nous intéressent plus particulièrement. En effet, elles présentent l’avantage d’être plus rapides, moins couteuses, non invasives par rapport aux autres techniques et elles sont potentiellement implémentable en routine. Plusieurs tests acellulaires pour l’évaluation du PO ont été développés au cours des dernières décennies. Mon travail de thèse consiste à optimiser et valider plusieurs de ces techniques acellulaires et de les confronter ensuite à des échantillons réels ainsi qu’à la chimie de ces derniers afin de mieux identifier les déterminants du PO.